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Le journal du Retro

Différence pizza napolitaine romaine
Naples contre Rome

Deux villes, deux écoles, deux pizzas cultes. La napolitaine et la romaine partagent la même farine et la même passion, mais tout les oppose une fois dans l’assiette : le bord, la texture, la cuisson, la façon même de croquer. Voici le comparatif clair, sans jargon, pour ne plus jamais les confondre.

Pizza napolitaine garnie de jambon cru, roquette et copeaux de parmesan, avec son bord gonflé, au Retro à Coudoux

En bref

La différence entre pizza napolitaine et pizza romaine tient surtout à la pâte et à la cuisson. La napolitaine, née à Naples, a un bord épais et moelleux (le cornicione), une pâte souple à longue maturation et une cuisson très vive et courte : elle est tendre, aérée, à manger à la fourchette ou pliée. La romaine, elle, se décline en deux styles : la « tonda » ronde très fine et croustillante cuite plus longtemps à température modérée, et la « in teglia » à la coupe, épaisse et alvéolée. En résumé : napolitaine = souple et gonflée, romaine = fine et croquante. Chez Le Retro, à Coudoux, nous avons choisi la voie napolitaine à longue maturation, légère et digeste, en format 34 cm — sur place, à emporter ou en livraison gratuite.

Deux villes, deux écoles

Naples et Rome, deux histoires.

Avant de comparer les textures, il faut comprendre que ces deux pizzas ne racontent pas la même histoire. La napolitaine est née dans la Naples populaire du XIXe siècle, comme un plat de rue simple et bon marché : une pâte de blé garnie de tomate et cuite très vite dans un four brûlant. Codifiée avec le temps, elle est devenue un emblème protégé, presque un objet de tradition, avec ses gestes précis et son bord caractéristique.

La romaine, elle, est fille d’une autre culture urbaine. À Rome, la pizza s’est développée sous deux formes complémentaires : la « pizza tonda » ronde des trattorias, fine comme une feuille et cassante, et la « pizza in teglia » vendue à la coupe dans les boulangeries, épaisse, moelleuse et vendue au poids. Là où Naples cultive un modèle unique et rituel, Rome assume la variété et la praticité du quotidien.

Le cœur du sujet

La pâte, tout part de là.

C’est dans la pâte que tout se joue. La pâte napolitaine repose sur une hydratation généreuse et surtout une longue maturation : on la laisse mûrir de nombreuses heures, parfois plus d’une journée, pour développer ses arômes et la rendre plus digeste. Résultat, une pâte souple, extensible, qui gonfle fortement à la cuisson et garde un cœur tendre. On ne la travaille jamais au rouleau : elle s’étale à la main, en repoussant l’air vers les bords.

La pâte romaine tonda emprunte un chemin opposé. Souvent enrichie d’un filet d’huile d’olive et étalée très finement, parfois au rouleau, elle vise le croustillant plutôt que le moelleux. Les Romains parlent de « scrocchiarella » — de l’onomatopée du « scrocch » qui craque sous la dent. La version in teglia, à l’inverse, mise sur une très forte hydratation et une fermentation longue pour obtenir une mie ultra-alvéolée, aérienne et légère malgré son épaisseur.

Notre pizza napolitaine L’histoire de la napolitaine

Pizza napolitaine vue de dessus, garnie de jambon, mozzarella et olives noires, à la pâte souple
Pizza à la sauce tomate, anchois et olives noires, à la croûte fine, façon romaine
Le signe distinctif

Le bord : cornicione ou croûte fine.

Le détail qui trahit une napolitaine au premier coup d’œil, c’est son bord. Appelé « cornicione », il est épais, gonflé, tacheté de petites cloques dorées et parfois légèrement noirci par la chaleur. Ce bourrelet n’est pas décoratif : il naît de l’air poussé vers l’extérieur pendant le façonnage à la main, puis dilaté par la cuisson intense. Un beau cornicione, moelleux et alvéolé, est le premier signe d’une pizza napolitaine réussie.

La romaine tonda, elle, n’a presque pas de bord. La pâte est étalée uniformément jusqu’aux extrémités, sans réserve d’air : la croûte est fine et régulière d’un bout à l’autre, et se casse net comme un cracker quand on la plie. C’est une pizza qui « claque » plutôt qu’elle ne « fond ». Deux philosophies du plaisir : d’un côté la générosité aérienne du bord napolitain, de l’autre la finesse cassante de la Rome traditionnelle.

Pizza margherita napolitaine dorée et cloquée, marquée par une cuisson vive au four
L’affaire du four

La cuisson, brève à Naples, longue à Rome

La cuisson est l’autre grand séparateur. La pizza napolitaine se cuit à très haute température, autour de 430 à 480 °C, pendant à peine 60 à 90 secondes. Cette chaleur brutale et brève saisit la pâte, la fait gonfler d’un coup et cuit le cœur sans le dessécher : c’est ce qui donne ce bord soufflé et ce centre souple, parfois légèrement humide. Rater les quelques secondes, c’est rater la pizza.

La pizza romaine tonda demande l’inverse : une température plus modérée et un temps plus long, pour évaporer l’humidité et dorer la pâte fine jusqu’à la rendre croustillante de part en part. La in teglia, quant à elle, cuit dans un moule métallique, souvent en deux temps, pour développer sa mie épaisse. Même farine au départ, mais deux gestes de four qui produisent deux textures radicalement différentes.

Le test express

Trois repères pour les distinguer.

Pour aller vite, il suffit souvent de repérer trois indices. Voici comment reconnaître chaque style d’un simple regard, avant même la première bouchée : le bord, la finesse et la manière de la manger.

Regardez le bord

Un bourrelet épais, gonflé et cloqué ? C’est une napolitaine et son cornicione. Une croûte fine et régulière jusqu’au bout ? C’est une romaine tonda.

Écoutez la texture

La napolitaine est souple et fond en bouche, sans bruit. La romaine « scrocchiarella » craque nettement sous la dent, comme un cracker qui casse.

Observez la tenue

Souple, elle se plie ou se mange à la fourchette : napolitaine. Rigide et droite dans la main, ou vendue en parts rectangulaires : romaine.

À table ou dans la rue

Comment on la mange vraiment.

Ces différences changent aussi la façon de déguster. La napolitaine, souple et moelleuse, ne se tient pas rigide dans la main : à Naples, on la plie souvent en portefeuille (« a libretto ») pour la manger dans la rue, ou on l’attaque à la fourchette et au couteau au restaurant, tant le centre est fondant. Sa générosité invite au partage immédiat, à chaud, dès la sortie du four.

La romaine tonda, fine et rigide, se tient parfaitement à la main : la part reste droite, la croûte craque, rien ne déborde. La in teglia se vend et se mange à la coupe, en rectangles que l’on empile ou que l’on emporte facilement. Là encore, la napolitaine privilégie le rituel de la table, tandis que la romaine s’adapte au grignotage nomade et à la vie pressée de la grande ville.

Nos pizzas 34 cm Comment choisir sa pizza

Pizza napolitaine à la roquette, mozzarella et tomates cerises, prête à être partagée à Coudoux
Le débat de la légèreté

Laquelle est la plus digeste ?

On oppose souvent les deux sur le terrain de la légèreté, et c’est un vrai débat. Une napolitaine bien faite, grâce à sa longue maturation, se révèle très digeste : la fermentation prolongée pré-digère une partie des sucres et rend la pâte plus légère qu’il n’y paraît. On ne se sent pas lourd après une part généreuse, à condition que la pâte ait vraiment eu le temps de mûrir.

La romaine joue une autre carte : sa finesse fait qu’on en mange une quantité de pâte moindre pour la tonda, tandis que la in teglia mise sur son alvéolage aérien pour rester légère malgré l’épaisseur. Aucune n’est intrinsèquement « meilleure » pour l’estomac : tout dépend de la qualité du travail. Une pâte bâclée, napolitaine ou romaine, restera lourde. Le vrai critère, encore et toujours, c’est le temps donné à la fermentation.

La longue maturation expliquée

Le verdict

Alors, napolitaine ou romaine ?

Alors, laquelle choisir ? Tout dépend du moment et de l’envie. Optez pour la napolitaine si vous cherchez le réconfort, le moelleux, une pizza chaleureuse à partager autour de la table, avec un bord gonflé dans lequel mordre. C’est la pizza de la convivialité, celle qui se déguste posée, dans l’instant, quand on veut retrouver l’âme de l’Italie du Sud.

Préférez la romaine tonda si vous aimez le croustillant net, la finesse, une pizza qui craque et se tient toute seule. Et penchez pour la in teglia quand vous voulez picorer plusieurs parts, varier les garnitures ou emporter facilement. Il n’y a pas de mauvais choix : ce sont deux expressions également nobles d’un même plat. Le tout est de savoir ce que vous voulez vraiment dans l’assiette ce soir-là.

Notre parti pris

Team Naples, assumé, à Coudoux

Au Retro, à Coudoux, nous avons fait un choix assumé : la voie napolitaine. Notre pâte est travaillée en longue maturation, légère et digeste, puis étalée à la main en pizzas de 34 cm garnies de produits soignés — près de 90 % de nos ingrédients sont français et italiens. Ce n’est pas un hasard : c’est le style qui, pour nous, offre le plus de générosité et de plaisir de partage, tout en restant fidèle à la tradition la plus codifiée.

Ce savoir-faire s’est forgé auprès de Ludovic Bicchierai, double champion du monde de pizza, et anime la maison depuis 1992. Que vous soyez plutôt team Naples ou curieux de comparer les styles, notre équipe vous accueille au 105 Allée Mireille, à emporter ou en livraison gratuite sur Coudoux, Velaux, Ventabren, Val de Siboug et La Fare-les-Oliviers. La meilleure façon de comprendre la différence, c’est encore de goûter.

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Bon à savoir

Questions fréquentes sur les deux styles.

Quelle est la principale différence entre pizza napolitaine et romaine ?

La napolitaine a une pâte souple à longue maturation, avec un bord épais et moelleux (le cornicione) et une cuisson très vive et courte. La romaine « tonda » est très fine et croustillante, cuite plus longtemps à température modérée. En un mot : napolitaine = gonflée et tendre, romaine = fine et croquante.

Qu’est-ce que le cornicione d’une pizza napolitaine ?

Le cornicione est le bord de la pizza napolitaine : un bourrelet épais, gonflé, alvéolé et parfois légèrement noirci par la chaleur du four. Il naît de l’air repoussé vers l’extérieur lors du façonnage à la main, puis dilaté par une cuisson intense. Un beau cornicione moelleux est le signe d’une napolitaine réussie.

La pizza romaine a-t-elle un seul style ?

Non, il y en a deux. La « tonda » est ronde, très fine et croustillante, servie à l’assiette. La « in teglia » se vend à la coupe, en rectangles épais à la mie très alvéolée. Les deux sont romaines, mais offrent des textures opposées.

Laquelle est la plus légère à digérer ?

Tout dépend de la qualité de la pâte. Une napolitaine bien mûrie est très digeste car la longue fermentation allège la pâte. La romaine tonda contient moins de pâte grâce à sa finesse. Aucune n’est intrinsèquement supérieure : le vrai critère reste le temps de maturation donné à la pâte.

Pourquoi la napolitaine cuit-elle si vite ?

Parce qu’elle se cuit à très haute température, autour de 430 à 480 °C, pendant seulement 60 à 90 secondes. Cette chaleur brève saisit la pâte, la fait gonfler d’un coup et garde le cœur tendre. La romaine tonda, elle, demande un temps plus long à température modérée pour devenir croustillante.

Quelle pizza sert Le Retro à Coudoux, napolitaine ou romaine ?

Le Retro a choisi la voie napolitaine : une pâte à longue maturation, légère et digeste, étalée à la main en pizzas de 34 cm. Un savoir-faire forgé auprès de Ludovic Bicchierai, double champion du monde de pizza, et servi sur place, à emporter ou en livraison gratuite.

Peut-on manger une napolitaine à la main ?

Oui, mais autrement qu’une romaine. Comme son centre est souple, on la plie souvent « a libretto » (en portefeuille) pour la manger dans la rue, ou on l’attaque à la fourchette au restaurant. La romaine tonda, plus rigide, se tient parfaitement droite à la main.

Pour aller plus loin

Continuez la visite.

Maintenant que la différence n’a plus de secret, passez à la dégustation : parcourez nos recettes, comprenez notre pâte à longue maturation ou découvrez toute l’offre de notre restaurant coudoux : pizzas napolitaines et burgers maison, sur place, à emporter ou en livraison gratuite.

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